Louis Burton, skipper du Vendée Globe

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    Louis Burton - © Olivier Blanchet, DPPI, Vendée Globe 

Arrivé 7ème au Vendée Globe 2016-2017, ce parisien se découvre une passion pour la mer lors de vacances dans le Golfe du Morbihan. Attiré par la compétition, il ne tarde pas à participer à de nombreuses régates comme le Spi Ouest-France ou la Course Croisière Edhec. Mais Louis rêve de course en solitaire.

Rapidement, il gravit les marches des compétitions de voile pour, à 27 ans, s'aligner au départ du Vendée Globe 2012 et affronter des skippers de renom. Après avoir été contraint d'abandonner en 2012 suite à une collision avec un chalutier, il est revenu en 2016 avec un niveau de préparation bien différent qui l'a conduit à la 7ème place du classement.

Qu'aimez-vous en Vendée ?
"L'Ile d'Yeu est un vrai coup de cœur. Les petites criques, Port Joinville... J'y suis souvent passé en croisière avec ma famille ou mes amis."

Quel est votre meilleur souvenir en Vendée ?
"Il y a environ 10 ans, nous étions au mouillage devant la plage des Sables d'Olonne, en attendant de rentrer dans Port Olona. Quelques gens nageaient un peu loin de la plage, quand tout à coup, j'ai aperçu un aileron sortir de l'eau depuis le bateau. J'ai sauté dans l'annexe pour aller avertir les gens... En m'approchant un peu, je me suis aperçu que c'était un dauphin. On a bien fait peur aux gens pendant 5 minutes, et on a bien ri de cette histoire pendant quelques temps..."

Votre spécialité vendéenne préférée ?
"La brioche, idéale au petit déjeuner le week-end."

Pourquoi le Vendée Globe ?
"Parce que c'est l'une des aventures les plus incroyables de notre temps. C'est l'occasion de partir vers des territoires inconnus, là où peu de gens sont allés. J'y vais pour faire la course évidemment, mais aussi pour découvrir les mers du Sud, passer les trois grands caps... Je ne me sens jamais aussi bien que quand je suis sur l'eau. Donc autant partir autour du monde !

 
Quels plats emmenez-vous à bord ?
"On travaille actuellement avec un nutritionniste pour concocter les menus adéquats tout au long de la course. Mais faute d'espace et pour un gain de poids, il y aura beaucoup de lyophilisés au menu. Je mange aussi des compotes, des barres de céréales, mais uniquement à la noisette. Avec quand même de temps en temps quelques vrais plats, et surtout un bon jambon Serrano pour se faire plaisir et se remonter le moral."
 
Comment vous préparez-vous à cette course en solitaire ?
"Tout d'abord, il y a beaucoup de travail sur la préparation du bateau avec deux objectifs en tête : la fiabilité et la performance. Au niveau du bonhomme, j'ai trois à quatre séances de préparation sportive par semaine, plus les entraînements sur l'eau. Il faut aussi vérifier que la mécanique est en bon état. Ça passe par de nombreux check avec des médecins spécialisés. Je n'ai pas de préparateur psychologique, mais je parle beaucoup avec ma compagne qui a déjà fait un tour du monde en IMOCA, et qui m'aide énormément pour gérer l'appréhension des mers du Sud et de toutes ces mers que je ne connais pas. Même si j'adore dormir, je n'ai pas de problème à gérer le sommeil en mer. Sûrement parce que je m'y sens bien !"