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Vendée : TVA à 5.5% dans la restauration

- Article publié le 29 Juin 2009

Tags : TVA

Restaurants de Vendée

Le 1er juillet 2009, il y aura de la nouveauté dans nos assiettes et surtout dans nos portes-monnaie. La TVA appliquée dans le secteur de la restauration subira une diminution de 19.6% à 5.5%. Que des avantages en perspectives…

Le gouvernement l’avait annoncé en avril dernier : le taux de la TVA passera de 19.6% à 5.5% dans le secteur de la restauration. Grande nouvelle qui a fait des émules et qui sera appliquée dès le 1er juillet 2009. Et selon les professionnels, les avantages devraient être nombreux.
- Pour les clients : les restaurateurs auront l’obligation de répercuter cette diminution sur le tarif de sept de leurs produits solides et/ou liquides servis, hors boissons alcoolisées. Au final, selon Christine Pujol, présidente de l’Union des métiers de l’industrie de l’hôtellerie (UMIH), principale organisation patronale du secteur, « la baisse des prix pour le client sera d’environ 10%».
- Pour les salariés : Grâce à cette opération, les restaurateurs promettent la création de 40 000 postes d’ici deux ans, dont 20 000 en contrat d’apprentissage. A titre d’information, le secteur de la restauration, qui emploie 670 000 salariés, a créé en moyenne 12 000 emplois entre 1997 et 2007 selon l’UMIH. Et sur le plan social, les restaurateurs s’engagent également à lancer des négociations afin de revaloriser les minima sociaux.
- Pour les restaurants : cette réduction sera aussi le synonyme de modernisation. En effet, les professionnels devraient bénéficier de prêts bonifiés, via Oseo ainsi qu’un fonds ad hoc.
Tous ces arguments n’ont cependant pas convaincu l’ensemble de la profession. Beaucoup s’interrogent sur la réelle répercussion de cette réduction sur les prix. D’autres cherchent à savoir si les restaurateurs privilégieront la création de nouveaux emplois plutôt que le renflouement de leur capital. Une dernière question reste en suspens, le manque à gagner de 2,5 milliards d’€ engendrés par cette taxe, ne creusera-t-il pas d’avantages des finances publiques déjà mal en point ?
Quoi qu’il en soit, les consommateurs et salariés peuvent se sentir à l’abri, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et l’UFC-Que Choisir souhaitent prendre des engagements afin de vérifier ces applications.
Bon appétit en Vendée !

Nathalie Batelli - Directeur de la publication

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